10.01.2021

Pourquoi trier nos biodéchets ?

Les biodéchets sont des déchets organiques : restes alimentaires, déchets de cuisine, déchets verts du jardin… ils représentent un tiers de nos poubelles et constituent donc un levier majeur pour réduire nos déchets ! Les réglementations arrivent… mais voici 5 bonnes raisons de commencer sans plus attendre à offrir une meilleure fin de vie à nos épluchures et autres restes alimentaires !

Les biodéchets correspondent aux déchets organiques issus de ressources naturelles végétales ou animales. Ils sont constitués principalement des déchets de cuisine (épluchures de légumes et autres restes alimentaires) et des déchets verts du jardin (tailles de haie, tonte de gazon, feuilles mortes…). 

Lorsque les biodéchets ne sont pas collectés pour être valorisés par compostage (avec ou sans méthanisation), ils sont collectés en mélange avec les ordures ménagères résiduelles (OMR) : ils sont alors généralement incinérés (les biodéchets étant composés de 60 à 90% d’eau, cela revient à brûler de l’eau…) ou enfouis en décharge, ce qui provoque l’émission de méthane, un gaz 25 fois plus impactant que le dioxyde de carbone.

J-3 ans avant l’échéance de la loi de Transition énergétique

LA règlementation qui va changer nos habitudes quotidiennes… au profit du volume de nos poubelles !

Aujourd’hui, environ 4 millions de personnes en France ont une poubelle spécifique pour les déchets organiques chez eux. Leur collectivité organise le tri et la valorisation de ces déchets, tout comme pour le verre ou le carton. Chaque année l’ensemble des ménages français produit 18 millions de tonnes de biodéchets. La pratique du tri des déchets organiques par les particuliers concerne environ 30 % des ménages (25% par compostage domestique et 5 % par collecte séparée).

Mais cela va bientôt changer : dans les années qui viennent, de plus en plus de collectivités devraient proposer ce service ! En effet, la loi de Transition énergétique (17 août 2015) a fixé un objectif de généralisation du tri à la source des biodéchets d’ici 2025. Chaque citoyen devra avoir à sa disposition une solution lui permettant de ne pas jeter ses biodéchets dans les ordures ménagères résiduelles. L’Union européenne a confirmé cette nouvelle obligation en 2018 avec l’adoption du Paquet Economie circulaire, avec une échéance plus courte, au 31 décembre 2023.

Si, comme pour tous les autres types de déchets, la priorité numéro 1 reste de limiter notre surconsommation en luttant contre le gaspillage alimentaire (certains biodéchets peuvent être évités, tels que les denrées alimentaires qui auraient pu être consommées : selon l’ADEME, les pertes et le gaspillage alimentaires représentent 29 kg/an/habitant !), il est également primordial de s’assurer de leur tri séparé, afin qu’ils puissent être compostés ou méthanisés.

Voici 5 bonnes raisons de commencer dès maintenant à offrir une meilleure fin de vie à nos épluchures et autres restes alimentaires :

N°1 : Une diminution importante du volume de nos poubelles

tri des biodéchets

Selon l’ADEME, les biodéchets représentent 30% de nos ordures ménagères résiduelles (OMR). En développant les plastiques biosourcés compostables, il est même possible d’augmenter ce taux de 17% ! En tout, c’est une réduction de près de la moitié de nos poubelles…

En accélérant la biodégradation des plastiques compostables à base de PLA, la technologie Evanesto® permet en effet d’ajouter aux épluchures de pommes et marc de café, les gobelets, pots de yaourt, barquettes, capsules et autres films plastiques et de les transformer en compost en moins de 200 jours, même dans un composteur domestique, sans résidu ni toxicité.

Le tri des biodéchets permettra également de réduire le coût de traitement des ordures et de contribuer à une baisse des taxes d’enlèvement des ordures ménagères !

N°2 : Une amélioration de la santé des sols

champ de blé

L’enfouissement en décharge des déchets organiques entraîne des pollutions. Une fois enfouis et tassés avec les autres déchets, les biodéchets se décomposent et perdent de l’eau ce qui forme un jus appelé « lixviat ». Ces jus peuvent contenir les substances polluantes et toxiques issues de la macération avec les autres déchets.

Alors que, d’origine organique, les biodéchets ont vocation à retourner au sol pour l’enrichir et le préserver. Triés à la source, les biodéchets sont valorisés et peuvent être utilisés pour produire un engrais naturel riche en nutriments. En compostant ses biodéchets, on obtient une matière qui constitue un amendement organique pour les sols, il améliore par exemple leur fertilité et leur capacité à capter du carbone ou encore à retenir l’eau (cela est dû notamment à l’activité microbienne plus riche qui permet d’obtenir une matière granuleuse ou l’air et l’eau peuvent s’infiltrer.)

Une bonne nouvelle quand on sait qu’en moyenne, 40% des sols français sont déficitaires en matière organique. Dès la première année, le compost pallierait les manques des terres en ressources (ressources en potasse, nutriments…). Il permettra également de réduire l’utilisation de produits dangereux, d’additifs, de perturbateurs endocriniens… Les sols seront alors plus riches, moins malades, leur rétention d’eau augmentera, les nutriments se diffusant plus facilement et rapidement dans le sol…

Découvrez 4 autres bonnes raisons de se lancer dans le compostage

N°3 : Une captation du carbone grâce au compostage des biodéchets

composte et captation carbone

Le tassement des déchets en décharge provoque également la fermentation de biodéchets dans un milieu sans oxygène. Cette fermentation crée ainsi des conditions favorables à l’émission de méthane dans l’atmosphère. Ce gaz a un pouvoir de réchauffement global 25 fois supérieur à celui du CO2. D’après le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM), environ 7 % des émissions de méthane en France proviennent des centres de stockage de déchets. Il existe des systèmes de captage pour récupérer en partie le méthane émis par les décharges et éviter qu’il ne se disperse dans l’atmosphère, mais ces systèmes ne permettent cependant pas de capter l’intégralité des gaz s’échappant des décharges.

Grâce à l’engrais naturel produit par le compostage des biodéchets, l’ajout de compost sur les sols permet quant à lui d’accroître la quantité de carbone stockée grâce aux plantes. Des études scientifiques montrent que l’augmentation de 0,4% de carbone dans les sols permettrait de compenser les émissions de gaz à effet de serre liées à l’Homme produite au cours d’une année.

N°4 : Des biodéchets pour une production d’énergie

Lorsqu’ils sont méthanisés, les biodéchets sont placés dans une cuve (un méthaniseur) en l’absence d’oxygène. Par la suite, la montée en température pendant plusieurs semaines permet de déclencher la fermentation et donc la production de méthane. Selon les installations, ce gaz peut ensuite être utilisé pour produire de la chaleur, de l’électricité ou bien du carburant qui viennent se substituer aux énergies fossiles. Le digestat peut quant à lui être utilisé comme fertilisant pour les sols agricoles ou bien être composté.

N°5 : Traitement des déchets organiques et création d’emplois

Les différents modes de traitement des déchets organiques s’inscrivent dans une logique de développement des territoires. 

Ils permettent de mettre en place des alternatives locales de production d’énergies renouvelables et de traitement écologique des déchets organiques. Le développement d’une filière locale de valorisation des biodéchets est alors un facteur de création d’activités et d’emplois locaux. Il peut permettre par ailleurs de renforcer les liens entre les zones urbaines et le monde agricole.

Alors comment trier ses biodéchets sans attendre ?

compostage biodéchets

Les intercommunalités sont en charge de la gestion des déchets. Elles sont donc responsables d’organiser le développement du tri à la source des biodéchets. La LTECV prévoit ainsi que « chaque citoyen ait à sa disposition une solution lui permettant de ne pas jeter ses biodéchets dans les ordures ménagères résiduelles »Pour se faire, chaque collectivité peut choisir la méthode la plus adaptée à son territoire : collecte séparée et/ou gestion de proximité. 

En France, certaines collectivités locales distribuent déjà gratuitement, ou vendent à prix réduit, des (lombri)composteurs, et si vous ne pouvez pas composter vos déchets organiques chez vous, pas de panique, vous pouvez le faire de manière partagée ! Un compost partagé peut-être pratiqué en ville comme à la campagne, il consiste à favoriser la gestion domestique et collective du compost dans un quartier, dans une école ou en pied d’immeuble. Depuis peu le lombricompostage se pratique également en collectif. C’est de plus un excellent moyen pour créer du lien social !

Aujourd’hui plus d’une centaine de collectivités en France ont mis en place la collecte séparée sur leur territoire, restez informés des démarches de votre collectivité, si ce n’est pas déjà le cas, cela ne devrait plus tarder… pour les plus impatients, que ce soit au fond du jardin ou à l’intérieur de la maison, chacun peut quand même valoriser ses biodéchets : découvrez les témoignages de citadins qui compostent en appartement et ont su s’organiser, même en ville !

 

Source : https://www.zerowastefrance.org/demarche-zero-waste/composter-et-trier-les-biodechets/ 

 

 

10.01.2021

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11.11.2020

Aujourd’hui, un français consomme à lui seul 168 pots de yaourt chaque année. A l’échelle de la planète, cela représente 14 910 000 000 kg par an, soit une consommation de 473kg par seconde ! Mais que faire de nos milliards de pots consommés chaque année ? Peut-on se passer du plastique pour ces emballages ?