08.12.2020

Témoignages : je vis dans un appartement, mais cela ne m’empêche pas de composter !

Qui a dit qu’il fallait forcément vivre à la campagne et avoir un jardin pour pouvoir composter ? Johan, Jean-Baptiste et Marie-Pierre sont des composteurs avertis ! Et pourtant, ils vivent en appartement, parfois dans de grandes villes. Comment ont-ils procédé ? Pourquoi se sont-ils lancés ? Découvrez leurs témoignages !

Le compostage et le traitement des biodéchets en France

Les biodéchets (déchets alimentaires) représentent 30 à 40% de nos ordures ménagères résiduelles (OMR). D’origine organique, ils ont vocation à retourner au sol pour l’enrichir et le préserver : le compostage des biodéchets permettant en effet de contribuer à la préservation et à la régénération des sols et au stockage du carbone dans ces derniers pour compenser la production de gaz à effets de serre.

Mais lorsque nos biodéchets collectés ont été mélangés avec les autres déchets (s’ils sont jetés dans la poubelle grise par exemple), ils sont généralement incinérés ou enfouis en décharge…alors même que les sols européens se sont considérablement appauvris au cours des dernières décennies.

Si la France accuse en 2020 un retard en termes de gestion des biodéchets avec un pourcentage de collecte sélective avoisinant les 21%, son voisin italien a déjà atteint un taux de 47% de biodéchets collectés (la collecte des biodéchets concerne 60% de la population en Italie !).

En France, certains foyers sont néanmoins équipés de compost domestique. Et les pratiques individuelles tendent à se développer, même chez les plus urbains d’entre nous ! Découvrez les témoignages de Johan, Jean-Baptiste et Marie-Pierre : ils vous prouvent que le compostage en appartement est possible !

Johan : le compost au lombricomposteur

Il composte depuis 3 ans. C’est la « constatation de voir des déchets alimentaires jetés à la poubelle alors qu’ils ont une utilité à leur retour à la terre » qui l’a motivé à s’équiper.

Johan se décrit comme un urbain en zone rurale, car il vit dans le centre du vieux village de Sisteron. Il a opté pour un lombricomposteur dans sa cave dans lequel il place tous les déchets verts crus de sa cuisine et les coquilles d’œufs.

En termes de coût et de temps, son investissement est selon lui « dérisoire » : une quarantaine d’euros pour l’achat de trois boites et d’un couvercle et en temps : « une descente à la cave quand le bac est plein (1 fois par semaine), le vidage du bac à jus (1 fois par trimestre environ), le vidage du bac transformé en terre (1 fois par semestre environ) ». Un petit investissement surtout quand il voit le résultat obtenu ! « Je le rejette dans les bacs potagers sur la terrasse ce qui rend la terre très fertile, et les résultats sont impressionnants.»

Jean-Baptiste : un composteur dans sa cave

Lui, est un adepte du compostage depuis plus de 20 ans, s’il avait commencé à le pratiquer quand il vivait encore dans la maison de ses parents, il a conservé ses habitudes depuis maintenant 10 ans, depuis son appartement.

Composter en appartementL’installation de Jean-Baptiste

Pourquoi cette volonté de continuer à composter, même sans jardin individuel ? Jean-Baptiste aime jardiner, le compost est donc une ressource utile qu’il est aujourd’hui capable de produire de chez lui, en toute autonomie. C’est aussi la prise en compte de tous les enjeux liés à la réduction de ses déchets qui l’a motivé, même s’il a rencontré quelques freins au démarrage : « Je voulais entreposer un composteur dans un coin caché de la résidence, mais les propriétaires résidents ont refusé car ils craignaient les mauvaises odeurs. Ainsi, j’ai dû installer le composteur chez moi. J’ai eu au début des mauvaises odeurs car je n’avais ajouté que des résidus alimentaires, j’ai remué une fois par semaine en y ajoutant de la matière sèche et le problème s’est rapidement résolu. »

Sur son balcon, il a donc placé un composteur en plastique avec un plateau récupérateur du jus de compost. Il y composte « de la terre avec des résidus alimentaires (fruits, légumes, coquilles d’œufs, écorces de pistache, de noix », mais aussi des « résidus de plantes, cotons tiges en bambou, emballages compostables, poussières, papiers sans encre, ongles, cheveux » auxquels il ajoute « quelques ancêtres de vers, des lombrics et des drosophiles. ».

C’est selon lui assez peu de contraintes « 5 minutes le week-end pour vider ma poubelle et remuer, 3 secondes pour jeter dans la poubelle de cuisine quand je cuisine. Une fois tous les 2 mois il faut prévoir environ 10 minutes pour vider une partie du composteur. Le reste c’est dame nature qui fait tout seul. ». Et c’est surtout un double bénéfice : moins de déchets, et du terreau gratuit pour ses plantes et les arbustes et les haies de la résidence.

Marie-Pierre : composter dans un appartement parisien

La parisienne, est la plus « novice » des trois dans sa pratique du compostage, mais certainement pas la moins convaincue !

Même si elle vit dans un appartement parisien, elle s’est en effet équipée depuis maintenant un an, avec, elle aussi, la volonté de réduire le volume de ses déchets. « J’ai une petite poubelle donnée par la Mairie et ensuite, je mets cela une fois par semaine dans la poubelle marron de l’immeuble. Le ramassage de cette poubelle ne se fait qu’une fois par semaine ».

Mais elle a pour cela dû convaincre les habitants de son immeuble d’adhérer au projet : « Le gardien de notre immeuble ne voulait pas mettre en place la poubelle marron de la Mairie. Les freins à cette mise en place étaient que cela allait attirer des bêtes type rat et que cela allait sentir mauvais. J’ai demandé cette poubelle lors de 2 assemblées générales. Nous avons finalement créé une commission de copropriétaires. Nous avons fait un questionnaire à tous les copropriétaires. Les réponses en faveur du compost ont été nombreuses et favorables, aussi la poubelle marron a été installée une fois par semaine. Elle est mise en place le matin de l’enlèvement par les éboueurs et le soir, notre gardien la lave et la range dans un local non accessible. Le reste du temps nous conservons ces déchets dans notre appart ou sur notre balcon. »

Marie-Pierre a donc su être convaincante, mais surement parce qu’elle était déjà elle-même convaincue : « Avant cette installation, je déposais mon compost dans la poubelle marron au marché d’Aligre ». Même si elle ne tire pas directement profit du compost arrivé à maturation car « c’est la Mairie de Paris qui en bénéficie», son bénéfice est autre : «J’ai moins de déchets et donc je pollue moins, c’est important pour la planète !»

Fin 2023, la réglementation européenne rendra obligatoire la gestion séparée des biodéchets

Qu’en pensent ces composteurs avertis ?

Jean-Baptiste souhaiterait « que des composteurs soient présents en bas de chaque résidence, dans chaque lotissement, parc, quartier résidentiel, grande entreprise, école, hôpital. » Une volonté partagée par Johan qui encourage également la mise en place de composteurs publics à côté des conteneurs de tri dans les rues. Pour Marie-Pierre tout l’enjeu résidera dans l’information des usagers. Jean-Baptiste ajoute : « Je souhaiterai que le mode de vie « zéro déchet » se généralise et que le compostage et le tri des déchets soient enseignés puis réalisés quotidiennement dès l’école. C’est ainsi que j’ai lancé une pétition pour le compostage sur le site change.org pour le généraliser le plus tôt possible. Il faut rendre à la terre ce qui vient de la terre. Car finalement c’est un geste simple qui est réalisé par des millions de gens depuis au moins 4 à 5 siècles. »

Le saviez-vous ? le plastique compostable

Chaque année un citoyen français produit en moyenne 270 kg d’ordures ménagères résiduelles (OMR)* et utilise environ 70kg de plastique. Selon les dernières données de l’ADEME le tri des biodéchets à la source permettrait de réduire le poids des poubelles de 30%. Grâce à l’innovation de Carbiolice, il sera possible d’augmenter ce taux jusqu’à 47% en valorisant également les plastiques compostables contenant Evanesto®

Composter : et si vous vous lanciez ?

Retrouvez ici nos 5 bonnes raisons de composter !

Si vous hésitez encore, Johan et Jean-Baptiste risquent de finir de vous convaincre de vous lancer dans l’aventure :

« Foncez !! c’est ultra facile et tout bénef : moins de poubelles à jeter et valorisation de la matière. », encourage Johan

« Aujourd’hui, une démarche écologique individuelle doit s’accompagner d’une réduction drastique de ses déchets ce qui passe obligatoirement par le compostage des biodéchets. L’éco-logie signifie étymologiquement un rapport équitable. Par exemple, une plante fabrique du CO2 la nuit qu’elle transformera en oxygène le jour et a donc un rapport équitable avec l’environnement.
Or, le mode de vie actuel d’une personne peut générer environ 500 kg de déchets par an, multiplié par des milliards. On ne peut plus incinérer tous ces déchets (…) Il faut agir maintenant, sans être catastrophique, en faisant des choses simples, comme le compostage. Une ville de 10 000 habitants peut réduire de 10 à 20 tonnes ses déchets par an.
», déclare Jean-Baptiste.

Merci à Johan, Jean-Baptiste et Marie-Pierre d’avoir accepté de témoigner sur le sujet !

 

 

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